Qu’est-ce qu’EAT-Lancet?
EAT-Lancet est une initiative conjointe entre la revue médicale The Lancet et EAT, une organisation suédoise à but non lucratif. La Commission, composée de 37 experts issus de domaines tels que la nutrition, l’agriculture, la durabilité et la santé publique, visait à établir un consensus scientifique en fixant des cibles pour une saine alimentation et une production alimentaire durable. Ces cibles ont été classées en 2 catégories : (1) saine alimentation et (2) production alimentaire durable.
Le régime alimentaire EAT-Lancet original, également appelé « régime de santé planétaire », a été publié dans le rapport EAT-Lancet 2019 et était basé sur une étude de modélisation menée sur quatre modèles alimentaires (flexitarien, piscivégétarien, végétarien et végétalien)2. Le rapport 2025 a introduit quelques mises à jour et présenté des révisions au régime de santé planétaire, en maintenant un modèle alimentaire généralement similaire au modèle « flexitarien » original, qui priorise les aliments d’origine végétale et restreint les aliments d’origine animale.
Alimentation saine : analyse et considérations
Les recommandations nutritionnelles fondées sur des données scientifiques sont essentielles pour favoriser la santé, tant au niveau individuel que populationnel. Bien que les rapports EAT-Lancet visent à orienter et à influencer les directives de santé publique, il est important de noter qu’aucune revue systématique n’a été réalisée. Les conclusions semblent s’appuyer sur une partie limitée de la littérature disponible et, par conséquent, pourraient ne pas refléter pleinement l’ensemble des données scientifiques. Les sections qui suivent comparent les énoncés du rapport 2025 aux données scientifiques actuelles, en particulier en ce qui concerne les produits laitiers.
Nutrition générale
Besoins en énergie. Les besoins caloriques varient considérablement et sont influencés par des facteurs socio-économiques, physiologiques, psychologiques et environnementaux. Les auteurs se sont basés sur des apports alimentaire de 2 400 kcal/jour, en présumant un indice de masse corporelle (IMC) sain de 22 kg/m² et des niveaux d’activité physique « actifs » (définis comme « modérément actifs » par l’Organisation mondiale de la Santé)3. En fait, la même source indique que cet apport calorique correspond à des individus très actifs, ce qui suggère que les valeurs retenues par les auteurs pour l’activité physique pourraient ne pas correspondre à la source citée. Selon cette référence, un IMC sain à des niveaux d’activité typiques nécessiterait plutôt environ 2 070 kcal/jour3. Étant donné qu’environ 31 % des adultes et 80 % des adolescents dans le monde ne respectent pas les recommandations en matière d’activité physique, un niveau d’activité élevé n’est pas représentatif de la population générale4.
Cela met en évidence que l’apport calorique du régime de santé planétaire pourrait ne pas correspondre aux besoins énergétiques de nombreux individus, menant potentiellement à un apport énergétique excessif et à un risque accru d’obésité chez certains. Par ailleurs, étant donné que la disponibilité des différents nutriments dans le régime de santé planétaire a été calculée sur la base d’un apport calorique élevé, les personnes ayant un apport énergétique inférieur pourraient présenter un risque plus élevé de carences en nutriments, ce qui soulève des préoccupations potentielles de santé publique.
Protéines. Le rapport indique que le modèle alimentaire proposé fournit environ 14 % de l’énergie quotidienne sous forme de protéines, ce qui est supérieur au besoin de 0,7 à 0,8 g/kg/jour cité dans le rapport. Cependant, cette quantité est insuffisante pour certaines populations clés, comme les enfants et les adolescents jusqu’à l’âge de 18 ans (0,85-1,05 g/kg/jour selon l’âge); les femmes enceintes ou qui allaitent (1,1 g/kg/jour et 1,3 g/kg/jour, respectivement); et probablement pour les adultes plus âgés, selon des données récentes5-8. De plus, avec la valeur de 0,8 g/kg de poids corporel, il est présumé que des sources de protéines de haute qualité sont consommées. Or, étant donné que des sources de moindre qualité, principalement des protéines d’origine végétale, composent la majorité du régime de santé planétaire, des valeurs plus élevées seraient nécessaires pour assurer une disponibilité adéquate des acides aminés9-11.
Découvrez l’avis d’un expert sur l’importance de la qualité protéique avec Matthew Pikosky, Ph.D.
Cliquez iciMicronutriments. Dans le rapport 2025, les auteurs indiquent : « Nos principales considérations sont les effets spécifiques sur la santé liés à des apports alimentaires insuffisants ou excessifs, plutôt que des cibles numériques pour les nutriments essentiels (p. ex. besoins moyens ou besoins moyens estimatifs). » Ainsi, les auteurs reconnaissent que le régime de santé planétaire ne permet pas de satisfaire pleinement plusieurs besoins importants en micronutriments. Par rapport aux valeurs de référence canadiennes, le régime de santé planétaire ne couvre pas les besoins en calcium, en iode, en vitamine B12, et probablement en zinc et en fer, une fois la biodisponibilité prise en compte. Chez les femmes enceintes et qui allaitent, des lacunes supplémentaires sont observées pour la riboflavine et le pantothénate.
Pour en savoir plus sur l’importance de la qualité des protéines dans les pays à revenu moyen à élevé
Cliquez iciEn réponse aux lacunes de leur propre modèle, les auteurs ont généré une version optimisée de leur régime alimentaire de 2025 afin d’améliorer certains niveaux de nutriments. Ce scénario augmente la part des légumes-feuilles verts à 50 % du total des légumes, et ajoute 15 grammes d’algues mélangées et une quantité non spécifiée de soya fermenté pour les nutriments tels que l’iode et la vitamine B12.
Toutefois, ces modifications soulèvent des questions quant à la faisabilité du régime et ne résolvent pas toutes les lacunes identifiées pour différents nutriments, y compris le calcium. De plus, alors que le scénario optimisé compte sur certains aliments pour fournir des nutriments spécifiques, leur teneur réelle en ces nutriments peut être variable. Par exemple, les produits à base de soya fermenté ne fournissent pas systématiquement de la vitamine B12, et les niveaux d’iode dans les algues varient considérablement, ce qui en fait des sources peu fiables de ces nutriments12,13.
Les lacunes du régime de santé planétaire mis à jour sur le plan des nutriments sont largement similaires à celles du régime proposé dans la première version du rapport, ce qui témoigne des changements minimes apportés aux catégories d’aliments et aux quantités recommandées. Dans le même ordre d’idées, Beal et coll. (2023) ont évalué le régime de santé planétaire original d’EAT-Lancet et ont constaté qu’il était insuffisant en calcium, en fer, en zinc et en vitamine B12, le niveau de fer étant particulièrement faible pour les femmes14. Contrairement à l’analyse EAT-Lancet, cette étude a pris en compte la biodisponibilité des nutriments et a conclu que les aliments d’origine animale devraient fournir environ 27 % de l’énergie totale (au lieu des 14 % recommandés dans le rapport) pour assurer un apport suffisant en nutriments, et qu’il faudrait parallèlement réduire les aliments riches en phytates, un antinutriment présent dans les plantes qui peut limiter l’absorption de minéraux tels que le fer et le zinc.
Calcium. L’apport suffisant en calcium reste un sujet de préoccupation avec le régime de santé planétaire de 2025, si on le compare aux recommandations canadiennes et internationales. Par exemple, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande 1 000 mg/jour pour les adultes de 19 ans et plus, et 1 300 mg/jour pour les adolescents, les femmes en postménopause et les hommes de plus de 65 ans, sur la base des résultats à court et à long terme, y compris en matière de santé du squelette15. De même, les recommandations canadiennes tiennent compte des effets sur la santé à long terme, par exemple la santé des os, contrairement à ce qu’énonce le rapport EAT-Lancet de 202516. Le seuil de 500 mg/jour cité dans le rapport EAT-Lancet pour soutenir la santé des os est inférieur aux niveaux d’apport généralement associés à des résultats optimaux pour le squelette. Il est également important de noter que le calcium joue d’autres rôles essentiels dans l’organisme, notamment dans la fonction neuromusculaire, la coagulation sanguine, la croissance et le développement, et la structure du squelette17-20.
Produits laitiers et santé
Les produits laitiers sont largement reconnus pour leurs contributions nutritionnelles clés et sont inclus dans la plupart des lignes directrices nationales en matière d’alimentation. En accord avec les principes de la FAO et de l’OMS, qui mettent l’accent sur une alimentation diversifiée, équilibrée et adéquate, les produits laitiers fournissent des nutriments essentiels tels que des protéines de haute qualité, du calcium, de l’iode, du potassium et de la vitamine B12, contribuant ainsi à des modèles alimentaires globalement sains21. En raison de leur densité nutritionnelle et de la biodisponibilité de leurs nutriments, les produits laitiers contribuent efficacement à l’apport suffisant en nutriments dans tous les groupes d’âge, et une réduction de leur consommation pourrait avoir des conséquences non intentionnelles sur la nutrition et la santé22.
Les rapports EAT-Lancet recommandent tous les deux un apport de référence global de 250 g de produits laitiers par jour, avec une fourchette de 0 à 500 g. Or, cette cible relativement faible pourrait ne pas tenir compte de la contribution des produits laitiers à l’apport suffisant en nutriments, en particulier en calcium. Dans la mise à jour de 2025, les aliments d’origine animale sont maintenant limités à deux portions par jour, en précisant que deux portions (500 g) de produits laitiers sont appropriées pour les lactovégétariens, tandis que la limite devrait être d’une portion de produits laitiers et d’une portion de produits non laitiers pour les régimes alimentaires mixtes. Puisque les produits laitiers et les autres aliments d’origine animale ont des profils nutritionnels distincts, il est peu probable que des modèles alimentaires qui font dépendre la consommation de produits laitiers de celle d’autres aliments d’origine animale produisent des résultats nutritionnels équivalents.
Au-delà des nutriments individuels, de plus en plus de données mettent en évidence l’influence de la matrice laitière sur les effets des produits laitiers sur la santé23,24. En effet, un ensemble substantiel d’études soutiennent ses contributions positives à la santé et à l’apport suffisant en nutriments, ce qui n’est pas toujours reflété dans la manière dont le rapport présente les produits laitiers25, 26. Notamment, la plupart des énoncés sur les produits laitiers dans le rapport s’appuient sur une revue de littérature narrative de 2014 réalisée par l’un de ses auteurs, qui ne fournit qu’une vue partielle des données27.
Risque de fracture et santé des os. Les produits laitiers, tels que le lait, le yogourt et le fromage, sont des sources pratiques et hautement biodisponibles de calcium et d’autres nutriments importants pour la santé des os tout au long de la vie. Chez les enfants et les adolescents, une alimentation saine et riche en nutriments, en particulier suffisante en calcium et en vitamine D, favorise l’accrétion osseuse ainsi qu’une croissance et un développement sains. La consommation de produits laitiers a été liée de manière constante à des résultats favorables pour les os dans ce groupe d’âge, selon des données solides, dont des revues systématiques, des méta-analyses et des études longitudinales28,29. Chez les adultes, la consommation de produits laitiers est associée à une amélioration de la densité minérale osseuse, un important prédicteur du risque de fracture30, 31. Le risque de fracture est un élément complexe qui doit être étudié à long terme et qui est influencé par de nombreux facteurs modifiables et non modifiables, ce qui peut rendre son étude difficile. Néanmoins, des données substantielles associent la consommation de produits laitiers à une réduction du risque de fractures, notamment :
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Une étude randomisée en grappes de deux ans regroupant 60 établissements de soins de longue durée en Australie et 7 195 résidents a révélé que l’offre de 1,5 portion supplémentaire de produits laitiers par jour (pour un total de 3,5 portions/jour), notamment du lait, du yogourt et du fromage, était associée à une réduction de 33 % du risque de toutes les fractures, une réduction de 46 % du risque de fractures de la hanche et une réduction de 11 % du risque de chutes18.
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Une étude longitudinale de 25 ans portant sur 14 220 femmes finlandaises plus âgées a révélé qu’une plus grande consommation de produits laitiers liquides était associée à une réduction du risque de toutes les fractures et de fractures ostéoporotiques, et que la consommation de fromage était liée à une diminution du risque de fracture de la hanche32.
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Une méta-analyse de 2019 a révélé que, dans les populations blanches non hispaniques d’Amérique du Nord et d’Europe, une consommation totale de produits laitiers plus élevée était associée à une réduction de 18 % du risque de fractures vertébrales, et une consommation plus élevée de yogourt et de fromage était liée à une réduction de 8 % et 11 % du risque de fractures à tous les sites, respectivement33.
Explorez comment une plus grande consommation de produits laitiers réduit le risque de fracture sans compromettre la santé cardiovasculaire chez les adultes plus âgés
Cliquez iciLe rapport EAT-Lancet note que certaines populations ayant traditionnellement une faible consommation de produits laitiers et de calcium présentent une faible incidence de fractures, citant l’exemple de l’Indonésie. Cependant, des données de plus en plus nombreuses suggèrent que la faible densité osseuse et les fractures constituent un problème de santé publique croissant dans nombre de ces pays, en particulier ceux ayant une population vieillissante34. Selon l’Asian Federation of Osteoporosis Societies, il est estimé que, d’ici 2050, le nombre de fractures de la hanche dans les pays asiatiques aura plus que doublé et atteindra plus de 2,5 millions de fractures par année35.
Des évaluations régionales récentes indiquent de plus que le fardeau des fractures pourrait être sous-estimé. Dans son audit 2025 de la région Asie-Pacifique, la Fondation internationale de l’ostéoporose (IOF) a relevé des défis dans plusieurs pays, notamment en ce qui concerne l’infrastructure de diagnostic, la sensibilisation et la déclaration36. Pour l’Indonésie en particulier, le rapport de l’IOF note que l’ostéoporose et les fractures liées à l’ostéoporose « demeurent significativement sous-diagnostiquées et sous-traitées »36, ce qui est soutenu par une étude sur 249 femmes en postménopause, qui a révélé que 73,5 % d’entre elles étaient atteintes d’ostéoporose37.
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Cliquez iciAu Canada, les produits laitiers demeurent la principale source de calcium alimentaire, fournissant une part substantielle de ce nutriment essentiel38. La consommation de produits laitiers, en particulier de lait nature, a diminué au fil du temps, et l’apport insuffisant en calcium a globalement augmenté. On estime qu’en 2015, 68 % des Canadiens n’atteignaient pas les niveaux d’apport recommandés par leur alimentation39,40.
Santé cardiométabolique. L’ensemble global de données scientifiques indique que les produits laitiers, y compris ceux à teneur plus élevée en matières grasses, ont des effets neutres ou protecteurs sur la santé cardiométabolique41-44. Or, ces données ne sont pas toujours reflétées dans le rapport, bien que plusieurs des études citées par les auteurs indiquent en fait des associations neutres ou bénéfiques avec la consommation de produits laitiers.
Pour en savoir plus sur les conclusions d’une étude de cohorte prospective regroupant 80 pays et portant sur l’alimentation, les maladies cardiovasculaires et la mortalité
Cliquez iciLes revues systématiques et les méta-analyses montrent que les produits laitiers, y compris les produits laitiers à pleine teneur en matières grasses, ne sont pas associés à des résultats cardiométaboliques ou de composition corporelle défavorables43,44. Cela pourrait s’expliquer par la composition en acides gras caractéristique du gras laitier et par les effets fonctionnels de la plus vaste matrice laitière, qui englobe des interactions complexes entre les nutriments et les composés bioactifs. Par ailleurs, les produits laitiers fermentés ont été liés à des risques plus faibles de diabète de type 2, de mortalité toutes causes confondues et de mortalité cardiovasculaire, ce qui appuie encore davantage le rôle bénéfique des produits laitiers dans une alimentation équilibrée45,46.
Enfin, bien que le rapport mentionne des avantages potentiels du remplacement des produits laitiers par des aliments d’origine végétale, il est essentiel de considérer le profil nutritionnel global avant de recommander de telles substitutions afin d’éviter tout impact non intentionnel sur l’apport suffisant en nutriments. En fait, une étude de 2024 réalisée à la demande de Food Standards Scotland a révélé qu’une réduction de la consommation de viande et de produits laitiers pourrait augmenter le risque d’apport insuffisant en nutriments26.
Pour connaître l’avis d’experts sur la façon de repenser le gras laitier et les maladies cardiovasculaires
Cliquez iciCancer. Le risque de cancer est un autre aspect examiné dans le rapport EAT-Lancet 2.0. Selon le Fonds mondial de recherche contre le cancer et d’autres études robustes, des données solides montrent que la consommation de produits laitiers réduit le risque de cancer colorectal, ce qui cadre avec les conclusions du rapport EAT-Lancet 2.047-49. De plus, des données limitées lient les produits laitiers à une réduction du risque de cancer du sein chez les femmes en préménopause, et une alimentation riche en calcium à une réduction du risque de cancer du sein chez les femmes en préménopause et en postménopause50. Alors que le rapport EAT-Lancet 2.0 cite une association possible entre les produits laitiers et le cancer de la prostate, le troisième rapport d’experts de 2018 du Fonds mondial de recherche contre le cancer et de l’American Institute for Cancer Research n’a révélé aucune donnée robuste selon laquelle les produits laitiers ou une alimentation riche en calcium augmentent le risque49. Ce troisième rapport d’experts a réaffirmé les conclusions antérieures selon lesquelles les données concernant une consommation plus élevée de produits laitiers restent limitées et a déclassé les données pour le calcium, les faisant passer de « convaincantes » à « limitées ou suggestives »49.
Découvrez les conclusions d’une étude à grande échelle de 2025 sur les produits laitiers et le risque de cancer colorectal
Cliquez iciBien que le rapport EAT-Lancet représente un effort ambitieux d’examiner les modèles alimentaires à l’échelle mondiale dans le contexte de la santé humaine et des défis environnementaux, le modèle recommandé présente des lacunes en ce qui a trait à plusieurs nutriments clés, ce qui pourrait avoir des répercussions considérables sur la santé. De plus, il ne reflète pas toujours pleinement les contributions des produits laitiers, qui fournissent une gamme de nutriments essentiels et qui pourraient avoir une influence sur la santé allant au-delà de l’impact de leurs composants individuels.
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